
Jef Aérosol est né en janvier 1957 à Nantes. Il est musicien, peintre et enseignant.
“Les premiers pochoirs ayant capté mon attention sont probablement ceux dont Joe Strummer, leader du groupe punk THE CLASH, décore ses chemises en 1977. Il s’agit essentiellement de lettrages, mais l’effet est nouveau et très efficace ! Les CLASH maculent aussi leurs chemises de peinture: j’aime ces “drippings” à la Jackson Pollock“, écrira-t-il sur son site Internet (http://jefaerosol.free.fr)
Son goût pour les “photo-graphismes” remonte à son adolescence. Pendant son adolescence, il se nourrit d’imagerie pop, de culture et de contre-culture rock, de musique et de littérature anglo-saxonnes, de fantasmes californiens et de rêves psychédéliques, de BD alternatives et des comics américains, du Pop Art et d’OP Art, de pochettes de disques sacralisées et de rock-stars déifiées…
En 1978 et 1979, il vit en Irlande. De retour en France, il s’inscrit à la Sorbonne Nouvelle pour y préparer sa maîtrise d’anglais. Il va s’en dire qu’il traîne dans les lieux branchés et croise des night-clubbers. Son influence majeure: Daniel Bellec (alias Roger Dimanche) utilise des photo-matons qu’il projette à l’agrandisseur et qu’il reproduit en grand format au stylo à bille ! Jef Aérosol décide de lui emboîter le pas. Il se rapproche de plus en plus du pochoir.
“Les chemises de CLASH et le pochoir anti-nucléaire de Plogoff me trottent dans la cervelle. Mes travaux de détourages, découpages, collages photo-graphiques m’ont permis de maîtriser la technique du “cache”...”
Il faudra attendre le déménagement à Tours en 1982 pour qu’il découpe son premier pochoir… et c’est ainsi que l’aventure commence…
En 1985, il participe à sa première grande rencontre fresquistes, graffitistes, pochoiristes et peintres sauvages, le long du Canal de L’Ourcq, à Bondy. Il y retrouve Epsylon Point, Speedy Graphito, Blek, Nukle-Art, Etherno, Kriki, Kim Prisu, VLP, etc. Ensuite tout s’enchaîne très vite: festivals, expos, tournage pour une chaîne de TV japonaise, etc. En automne 85, c’est le bombages à Soho (Londres), puis l’opération Ruée vers l’Art, organisée par le Ministère de la Culture. Les médias parlent beaucoup de ces drôles d’artistes et l’engouement pour les “média-peintres” et les graffiteurs croît de jour en jour… le graffiti art est dans l’air du temps.
Bref, une traversée entre bouquins, vernissages et catalogues de ventes prestigieuses, etc.
“Ma signature (JEF) et ce mot (AÉROSOL) se retrouvèrent un jour aléatoirement côte à côte sur un mur que je venais de peindre : j’avais trouvé mon nom d’artiste! ”
Il nous raconte: “Ma pratique du pochoir est à l’origine de multiples rencontres, y compris ma rencontre avec moi-même ! J’irai même jusqu’à dire qu’elle a donné un sens à ma vie.
En dehors des anecdotes et aventures accumulées depuis 82, l’expérience la plus remarquable liée à cette pratique est certainement la prise de conscience de ce “démon” de la création qui ne me laisse que peu de répit.
Les étapes successives de cette “aventure pochoir” ont suivi, parfois précédé, voire influencé ou même guidé mon évolution personnelle et la trajectoire de ma vie. Elles m’ont permis de rencontrer beaucoup de gens formidables, elles m’ont fait bouger (dans l’espace et dans ma tête), elles ont été sources de grandes émotions et de sensations fortes. Elles m’ont conforté dans l’idée que tout est lié : musique, peinture, relations humaines, style de vie…
L’aventure pochoir m’a permis d’assumer mon “statut d’artiste”, elle a assouvi mon besoin d’une certaine reconnaissance publique, elle a flatté mon ego puis l’a remis à sa place, elle m’a apporté humilité et sérénité.
Le fait de travailler dans la rue avec des bombes de peinture maintient en prise directe avec la “vraie vie”, les gens, le bruit et la fureur urbaine, la réalité sociale, la foule anonyme qui font l’existence tangible de la cité. Le travail sur la ville remet les pieds sur terre, en contact concret avec le palpable de l’existence. Je retrouve les mêmes éléments dans mes activités d’enseignant et de musicien : le contact, l’échange, la communication, le partage.
C’est pour moi une vraie source de bonheur que de pouvoir partager images, musique ou connaissances“.
Il est membre du groupe musical DISTANT SHORES (musique traditionnelle irlandaise) avec lequel il fait des tournées en Irlande, à Singapour, à Chicago, en Hollande… Il vit dans le Nord (en France) depuis 1984.
Le 15 février dernier, c’était le vernissage à la Galerie Art Zoom, Place Leclerc à Longwy-Bas (en France) dont nous avons eu des extraits photos, grâce à Jean-Luc Curabet.
Commentaires:
“Hors du commun” “sympathique” “graphique”
“plein de joie et d’allégresse”
“Le public était déjà conquis avant son arrivée sur les lieux du vernissage“.
Un article dans le Républicain Lorrain (journal), un reportage sur RIV54 de 30 minutes (télévision) ainsi qu’une entrevue de 15 minutes sur Radio Aria (radio) sont prévus prochainement.
Tous les gens pourront venir et revenir voir l’exposition “Jef n’en rate pas une!” de Jef Aérosol qui se tient du 16 février au 16 mars 2008 à la Galerie Art Zoom, Place Leclerc, Longwy-Bas (France)
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lepolsk
j’aime l’idée du travail sur carton !
23 nov, 2008
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